AG 2016 Réussir l'implantation d'une haie champêtre mellifère

 

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L’abeille miracle va-t-elle sauver le monde ?

Attaqué de toutes parts, le pollinisateur numéro un de la planète est en danger — et l’homme peut-être aussi. Des scientifiques et des éleveurs travaillent à créer une abeille plus résistante. 

Les abeilles traversaient déjà une mauvaise passe quand le frère Adam devint apiculteur, en 1915. Il avait 16 ans et était novice à l’abbaye de Buckfast, dans le sud-ouest de l’Angleterre. Certes, on connaissait depuis des siècles les hécatombes foudroyantes d’abeilles. Mais le moinillon assistait à un désastre sans précédent : après avoir dévasté les ruchers de l’île de Wight, une maladie mystérieuse ravageait le reste du Royaume-Uni. Le frère Adam retrouvait des ruches soudain vidées, et les abeilles rampant en dessous, incapables de voler. Cette année-là, il perdit vingt-neuf de ses quarante-cinq ruches.

Les scientifiques finirent par attribuer la maladie à un virus inconnu jusqu’alors. Mais c’était trop tard pour sauver l’abeille noire mellifère de Grande-Bretagne. Presque tous les essaims survivants étaient des hybrides, issus de l’accouplement de faux-bourdons de la région avec des reines d’origine étrangère. La vigueur apparente de ces croisements incita donc le frère Adam à envisager l’élevage d’une abeille résistante aux maladies.

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Les abeilles sont sensibles au thiaméthoxame, mais les colonies peuvent s’adapter

Par le 23 novembre 2015

Une étude en plein champ conforte les essais en laboratoire sur les risques de désorientation des abeilles exposées au traitement des semences de colza au thiaméthoxame. La proximité des parcelles traitées diminue l’espérance de vie des butineuses. En réponse à cette surmortalité, les colonies modifient leur stratégie de production de couvain pour privilégier le renouvèlement des ouvrières. Ces risques mesurables ont des effets biologiques retardés non encore pris en compte par les autorités sanitaires. Les auteurs confirment l’importance de mesurer les effets chroniques de faibles doses dans l’évaluation de la toxicité des pesticides avant leur mise sur le marché et de possibles effets cumulatifs entre différentes matières actives.
La recherche a été menée par des chercheurs de l’Inra, de Terres Inovia, du CNRS, de l’ITSAP-Institut de l’abeille et d'ACTA, l’étude a été publiée le 18 novembre 2015 dans la revue Proceedings of the Royal Society B.
Le point de départ est une double recommandation de l’Anses suite aux premiers résultats publiés en 2012 concernant les effets toxiques des insecticides néonicotinoïdes. La recherche a visé à évaluer au champ l’impact de l'enrobage des semences avec certains insecticides sur la mortalité des abeilles domestiques. Le but était de préciser l'impact sur les performances des colonies, des données souvent absentes des évaluations précédentes.

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